Nos fruits et légumes
Avril à octobre, quelques fruits et légumes à la loupe.
Tomate (Solanum lycopersicum · Solanacées)
Autre nom Pomme d'amour (ancien nom) Fleurs jaunes, groupées en petits bouquets On la trouve Cultivée au jardin, plein soleil Taille : de 1 à 3 mètres selon la conduite. On utilise Le fruit Récolte de juillet à octobre
Un peu d'histoire
La tomate vient de très loin : ses ancêtres sauvages poussaient déjà dans les Andes, en Amérique du Sud, bien avant d'être cultivés. C'est au Mexique que la plante a vraiment été domestiquée par les civilisations locales, qui lui ont donné son nom d'origine, proche de « tomati ».
Elle a été rapportée en Europe par les Espagnols au XVIe siècle. Mais comme elle ressemble à la belladone, une plante toxique de la même famille, on s'en est longtemps méfié : pendant longtemps, on pensait qu'elle n'était pas comestible, et elle a surtout servi de plante ornementale.
Ce n'est vraiment qu'au XVIIIe siècle, en Italie d'abord, qu'on a commencé à la cuisiner. En France, elle s'est répandue plus largement à partir de la Révolution, avec l'arrivée des Provençaux à Paris.
Ses bienfaits
La tomate est très riche en eau, mais elle apporte aussi de bons minéraux et vitamines. Elle est surtout connue pour sa teneur en lycopène, un pigment rouge qui a des propriétés antioxydantes intéressantes, notamment quand la tomate est cuite.
C'est un aliment léger, peu calorique, qui a toute sa place dans une alimentation équilibrée.
Courgette (Cucurbita pepo · Cucurbitacées)
Fleurs jaune orangé, mâles et femelles On la trouve Cultivée au jardin, plein soleil On utilise Le fruit, parfois la fleur Récolte d'avril à octobre Cycle annuel (50 à 160 jours)
Un peu d'histoire
La courgette descend de plantes cultivées depuis très longtemps en Amérique centrale : on a retrouvé des traces de sa culture remontant à environ 8700 ans avant notre ère, au Mexique, ce qui en fait l'une des plus anciennes plantes cultivées par l'homme.
Elle a traversé l'Atlantique au XVIe siècle, avec les échanges entre les Amériques et l'Europe. D'abord cultivée dans les jardins botaniques par curiosité, elle a mis du temps à devenir un légume courant. C'est en Italie qu'elle a été particulièrement bien accueillie et affinée, donnant naissance à la variété que l'on connaît aujourd'hui — d'ailleurs, le mot « courgette » vient de l'italien « zucchini », qui veut dire « petite courge ».
Ses bienfaits
La courgette est un légume très riche en eau et peu calorique, qui apporte de bonnes quantités de vitamines et de minéraux. Sa texture douce et son goût discret en font un légume facile à cuisiner et adapté à toute la famille.
C'est ici que commence notre aventure. Apprenez à connaître notre entreprise et ce que nous faisons. Nos engagements : la qualité et un service impeccable. Rejoignez-nous pour grandir et atteindre des sommets, ensemble. Nous sommes heureux que vous soyez ici pour faire partie de notre histoire.
Melon (Cucumis melo · Cucurbitacées)
On le trouve Cultivé au jardin, plein soleil Taille : tiges rampantes jusqu'à 3 mètres On utilise Le fruit Récolte Été
Un peu d'histoire
Le melon a une longue histoire, qui commence en Afrique tropicale ou en Asie selon les sources. Il est cultivé depuis plus de 4000 ans : on en a retrouvé des traces jusque dans l'Égypte ancienne, où il était apprécié pour sa chair juteuse et sucrée, et servi lors des grands banquets royaux. On a même retrouvé des graines de melon dans certaines tombes de pharaons.
Il a ensuite voyagé par la Perse et l'Inde avant de rejoindre l'Europe, sans doute apporté par les Romains, qui appréciaient sa fraîcheur pendant les chaudes journées d'été. Il arrive en France au Moyen Âge, où il est alors un fruit de luxe, réservé à la noblesse et aux grandes tables.
Ses bienfaits
Le melon est riche en eau, ce qui en fait un fruit très rafraîchissant, mais il apporte aussi de la provitamine A, de la vitamine C, du potassium et des fibres. On lui reconnaît des vertus adoucissantes pour la peau, et il est parfois utilisé en cosmétique pour cette raison.
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Mûres sauvages
C'est le fruit de la ronce commune. On la consomme en Europe depuis environ 2000 ans, et son histoire remonte même plus loin : dans la Grèce antique, on utilisait déjà son jus pour soulager la goutte et les maux de gorge.
Les Celtes, eux, la considéraient comme une plante sacrée, avec des pouvoirs à la fois médicaux et magiques, capable d'aider à rester en bonne santé.
Curieusement, la mûre est longtemps restée un fruit qu'on cueillait plutôt qu'un fruit qu'on cultivait. Ce n'est vraiment qu'au XIXe siècle, surtout en Amérique du Nord, qu'on a commencé à la domestiquer pour de bon.
Comment la récolter
La saison des mûres commence en général fin juillet et s'étend jusqu'en septembre-octobre selon les régions et l'altitude, avec un pic en août-septembre. Une mûre est prête quand elle est bien noire et qu'elle se détache facilement de la tige.
Attention : une fois cueillie, la mûre ne mûrit plus, contrairement à d'autres fruits. Il faut donc la récolter à point, et la manipuler avec soin car elle s'abîme très vite.
Mieux vaut choisir des ronciers éloignés des routes et des bordures de champs cultivés, pour éviter les zones polluées ou traitées.
Ses bienfaits
La mûre sauvage est riche en vitamines C et K, en fibres, et surtout en antioxydants de la famille des anthocyanes, qui lui donnent sa belle couleur sombre. Ces composés aident à lutter contre le stress oxydatif dans l'organisme.
C'est un petit fruit généreux, aussi bon pour le plaisir que pour la santé, qui se déguste frais ou se cuisine de mille façons.
Un peu d'histoire
Le framboisier tire son nom du mont Ida, en Crète, là où la légende grecque le fait naître : Ida, fille du roi de Crète et nourrice de Zeus, s'en serait servi pour calmer les pleurs du petit dieu enfant.
La framboise sauvage était déjà connue et appréciée dans l'Antiquité, aussi bien pour son goût que pour ses vertus médicinales, comme en témoignent des textes grecs et romains. Sa culture organisée, elle, ne se développe vraiment qu'à partir du Moyen Âge, d'abord dans les jardins des monastères.
En France, on trouve encore aujourd'hui des framboisiers sauvages dans plusieurs massifs montagneux, comme les Alpes, le Jura ou le Massif central.
Où la trouver
Le framboisier sauvage pousse dans les forêts claires, les lisières boisées et les zones un peu perturbées, en Europe et en Asie tempérée. Il aime les sols frais, plutôt acides, et se retrouve souvent aux côtés du sureau, du sorbier ou du hêtre.
Ses bienfaits
Les framboises sont riches en vitamine C, en fibres et en antioxydants, avec des propriétés anti-inflammatoires reconnues. On les mange fraîches, cuites, ou transformées en confitures, jus et autres préparations.
Ce sont surtout les feuilles du framboisier qui sont utilisées en phytothérapie traditionnelle, pour leurs vertus astringentes et tonifiantes, notamment en tisane.
Un peu d'histoire
Le cassis pousse à l'état sauvage dans les régions tempérées froides de l'hémisphère nord, en Europe comme en Asie occidentale. On le trouve naturellement dans les sous-bois humides, les lisières de forêt et les prairies fraîches, souvent près de l'eau.
Il est resté longtemps peu connu : c'est surtout à partir du Moyen Âge qu'on commence à parler de lui, notamment sous la plume de Hildegarde de Bingen, qui l'appelait « l'arbre aux goutteux » et vantait déjà ses bienfaits pour les articulations.
C'est au XVIᵉ siècle que le cassis arrive vraiment en France, et son usage médicinal se développe surtout au XVIIᵉ siècle. Au XVIIIᵉ siècle, l'abbé Bailly de Montaran lui consacre même tout un ouvrage, vantant ses vertus fortifiantes et toniques.
Où le trouver
À l'état sauvage, le cassis pousse dans les sous-bois humides et les lisières fraîches, souvent en bordure de cours d'eau. Il est aussi très largement cultivé dans les jardins et les vergers, où il s'adapte facilement, aussi bien en petit qu'en grand jardin.
Ses bienfaits
Le cassis est réputé pour sa haute teneur en vitamine C et ses propriétés antioxydantes. On lui reconnaît traditionnellement des vertus diurétiques, toniques et anti-inflammatoires, notamment pour soulager les articulations.
Les feuilles, cueillies jeunes et bien vertes, s'utilisent fraîches ou séchées, en particulier pour les problèmes de rhumatismes. Le cassis apporte aussi de bons minéraux comme le calcium, le fer, le magnésium et le potassium.
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Ail
Un peu d'histoire
L'ail est l'une des plus anciennes plantes cultivées par l'homme : on en trouve déjà la trace il y a plus de 5000 ans, dans les régions situées entre l'actuel Irak et le Turkménistan. Les Chinois l'utilisaient déjà pour assaisonner leurs plats, 3000 ans avant notre ère.
Les Égyptiens le considéraient comme sacré. On raconte que les bâtisseurs des pyramides de Gizeh en recevaient tous les jours, pour renforcer leur santé et les protéger des maladies pendant les travaux.
Ce sont les Romains qui l'ont ensuite fait connaître dans toute l'Europe. En France, sa culture débute vraiment au Moyen Âge. Malgré sa forte odeur, qui lui a valu le surnom de « rose puante » chez les Grecs, l'ail a toujours été défendu au fil des siècles pour ses bienfaits sur la santé — on l'a même utilisé comme désinfectant naturel pendant la Première Guerre mondiale.
Ses bienfaits
L'ail est riche en composés soufrés, dont l'allicine, à qui l'on doit une bonne partie de ses propriétés. On lui reconnaît traditionnellement des vertus antimicrobiennes, antiseptiques et stimulantes pour la circulation sanguine.
Il est aussi connu pour aider à réguler la tension artérielle et pour soutenir le système immunitaire. C'est un allié précieux de la cuisine autant que de la maison, grâce à ses nombreuses vertus reconnues depuis des millénaires.
Oignons
Un peu d'histoire
L'oignon est un des plus anciens légumes connus de l'humanité. Ses premières traces de culture remontent à la Mésopotamie, en Asie centrale. Il a ensuite conquis l'Égypte antique, la Grèce, puis l'Empire romain, avant de se répandre dans toute l'Europe.
Les Égyptiens le vénéraient et le plaçaient en offrande sur les autels. Les Romains, eux, l'utilisaient parfois même comme monnaie d'échange. Au Moyen Âge, on lui prêtait toutes sortes de vertus : on le posait en cataplasme pour calmer la douleur, et on accrochait un oignon au-dessus de la porte pour éloigner la peste des maisons.
Il a ensuite traversé l'Atlantique avec Christophe Colomb, pour s'installer sur tous les continents.
Ses bienfaits
L'oignon est riche en composés soufrés et en flavonoïdes, notamment en quercétine, qui ont des propriétés antioxydantes reconnues. Certaines études suggèrent aussi qu'il pourrait aider à réguler la glycémie.
C'est un légume à la fois très courant et particulièrement riche en bienfaits, aussi bien pour la cuisine que pour la santé.
Echalotte
Un peu d'histoire
L'échalote tient son nom de la ville d'Ascalon, un ancien port de Palestine, aujourd'hui Ashkelon en Israël. Une légende raconte que ce sont les Croisés qui l'auraient rapportée en Europe à leur retour de Terre Sainte.
En réalité, elle était déjà cultivée en France bien avant les Croisades, puisqu'on la retrouve mentionnée dans les textes agricoles de l'époque de Charlemagne. Son origine géographique précise reste d'ailleurs assez mystérieuse : on n'a jamais retrouvé d'échalote sauvage, même si des plantes proches existent en Asie centrale, du côté de l'Iran et du Turkménistan.
Les Égyptiens la cultivaient déjà, et les Perses la considéraient comme une plante sacrée. C'est au Moyen Âge qu'elle s'installe vraiment en France, avec la Bretagne et le Val de Loire comme terres de prédilection.
Ses bienfaits
L'échalote est réputée plus digeste que l'oignon, notamment parce qu'elle contient moins de composés soufrés — ce qui la rend souvent mieux tolérée quand on la mange crue.
Elle apporte de bons nutriments : vitamine C, vitamine B6, acide folique, ainsi que des minéraux comme le potassium, le calcium, le magnésium et le fer. On lui reconnaît aussi des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
Oignons de Trébons
un peu d'histoire
L'oignon de Trébons vient d'un petit village de la haute vallée de l'Adour, en Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Sa culture y est très ancienne : les premières traces écrites remontent au début du XVIIIᵉ siècle.
La variété a été inscrite au catalogue Vilmorin dès 1854, puis officiellement enregistrée en 2000 sous le nom « Hourcadère », en référence à une chapelle locale. Dans les années 1990, il ne restait plus que deux producteurs à Trébons, même si presque tous les jardins familiaux du coin continuaient d'en cultiver un peu.
Depuis, la filière a été relancée grâce aux efforts de la Chambre d'agriculture et du Comité de l'oignon de Trébons, créé pour faire vivre et faire connaître ce produit. Il bénéficie aujourd'hui d'une indication géographique protégée, qui le relie officiellement à son terroir d'origine.
À quoi il ressemble ?
L'oignon de Trébons se reconnaît facilement à sa forme allongée, un peu comme une quenouille, longue de 10 à 15 cm pour un poids d'environ 100 à 120 grammes. Sa peau est fine et jaune pâle, et sa chair, d'un blanc délicat, a une texture particulièrement fine.
Où on le cultive
Il pousse sur les terres d'alluvions de la Bigorre, entre Tarbes et Bagnères-de-Bigorre, une région nichée entre les Pyrénées et le Val d'Adour. Ce terroir particulier, avec son microclimat et sa terre saine, lui donne toute sa qualité.
Ce qui le rend particulier
Ce qui distingue surtout l'oignon de Trébons, c'est sa douceur : il a une saveur légèrement sucrée, bien moins piquante et acide que la plupart des autres oignons. On lui reconnaît aussi la particularité d'être plus facile à digérer, ce qui en fait un allié précieux pour ceux qui d'habitude évitent l'oignon.
Aussitôt récolté, il est nettoyé et mis en botte avant d'être expédié, notamment vers le grand Sud-Ouest et la région parisienne, pour arriver bien frais sur les étals.
En refermant la loupe
Voilà, notre petit tour des fruits et légumes d'été touche à sa fin. De la tomate bien juteuse à la myrtille cueillie en sous-bois, en passant par la courgette du potager et la mûre des chemins creux, chaque plante nous a raconté un peu de son histoire, de sa saison, et de ce qui se cache derrière son goût.
Regarder ainsi, de près, ces fruits et légumes qu'on croise si souvent sans vraiment les voir, c'est se rappeler qu'ils ont chacun leur origine, leur récolte, leurs bienfaits — et qu'ils méritent bien qu'on prenne le temps de les découvrir vraiment.
L'été est la belle saison pour ça : celle où la nature et le potager donnent le meilleur d'eux-mêmes, à savourer sans attendre.